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Fredo 11 avril 2021

Sécurité en parapente : premières réflexions ??????

1°/ Définition simple de l’activité :

Ce qu’il est important de comprendre (et que le débutant comprenne), c’est que l’activité parapente est (trop hum hum!) facile à pratiquer. Elle ne demande pas d’effort physique particulier (comme cela peut être le cas pour la majorité des activités de plein air / pleine nature). Les voiles d’aujourd’hui montent quasiment toutes seules au décollage. Trois pas généralement suffisent. Une fois en l’air, les commandes sont faciles à gérer. L’atterro demande un petit calcul optico-moteur pour ne pas être ni trop long ni trop court. Là aussi, quelques pas suffisent pour se poser. Tout cela après avoir compris (et ça non plus ce n’est pas difficile) que connaître / jouer avec la direction du vent dans toutes ces petites manœuvres est essentiel.

Au départ, le parapente ce n’est que ça … et c’est donc facile (rien à voir avec les débuts du parapente dans les années 80 où tout était « basico-compliqué » : le matériel, la gestion de la voile, les connaissances météo-aérologiques, etc … ).

Donc, à partir de là, n’importe qui (normalement constitué hum hum !!) peut voler (en gros faire son plouf). Et à partir de là toujours, beaucoup de personnes ont envie et pratiquent le parapente car rapidement le vol « quelque peu magique » est là : « purée, je vole ! ».

De mon point de vue, un premier niveau de réflexions devrait se faire autour de cette approche (de la conception que l’on peut avoir du parapente) … qui va influencer / orienter la suite de la progression (s’il y a progression, … car certains auront parfois du mal à aller au-delà de ploufs réguliers).

2°/ Sécurité avant de décoller. Tout d’abord, il est essentiel que la personne-parapentiste apprenne à se prendre en charge TOUTE SEULE. L’assistanat « permanent » (copains, sonneries diverses et variées, « infos-route-vol » , …) ne doit pas prévaloir … car une fois seul là-haut … hé bien on sera seul !!! Et cette gestion de soi doit rapidement devenir le moteur du futur « voler mieux ».

De mon point de vue, il s’agit là d’un deuxième niveau de réflexions qu’il faudra/faudrait approfondir.

3°/ Accrochage : je prends mon exemple (qui rejoint probablement/tout simplement celui de la plupart des potes). Quand je compte m’installer, je sais (et je compte dans ma tête) que je vais cliquer 4 points (a) cuissarde du bas gauche /(b) qui rejoint la ventrale /(c) cuissarde du bas-droite/(d) puis ventrale. Auxquels j’ai rajouté (pour moi) une mini-ventrale pour être entre 38-42 cm et un accrochage-épaulière (pour mieux sentir la voile au niveau des bretelles). Là-dessus, le fait d’utiliser un repose pied pour s’installer (profondément) , dès le décollage, dans la sellette, sans effort particulier permet d’assurer le coup !!! Rem : peut-être même que sans attaches, uniquement avec le repose-pied, il doit être possible de s’installer … mais je ne ferai pas l’essai (comme dans les années 80 hé hé / place aux jeunes !!).

Donc, 6 points d’ancrage pour moi (au minimum 4 pour les autres) … avec bien sûr, auparavant, vérification- coup d’œil sur le secours, le vario et la radio au moment de l’accrochage de la sellette avec la voile, tout à plat.

De mon point de vue, la personne qui oublie ces 4 points devrait être renvoyée en pente école … et y rester !!! On ne joue pas avec ça.

4°/ Problème des biplaceurs : Il s’agit là d’une approche différente de l’activité. Le professionnel bosse … et fait parfois plusieurs vols dans la même journée … et comme à l’usine (avec ses gestes répétitifs), il peut arriver que (la fatigue aidant), l’oubli – le mauvais réflexe – l’accident … arrive !!! Un professionnel (comme dans tous les métiers et à plus forte raison lorsqu’on amène avec soi un passager) n’a pas droit à l’erreur !!! Aïe aïe …

De mon point de vue, une réflexion doit être menée, par eux, à leur niveau. Avec l’aide de psychologues par exemple pour définir s’il y aurait d’éventuels signaux d’alerte (personnels) lorsque j’en suis à … x … vols dans la journée, la semaine, l’année !!! Rem : le manque de vol / lors des reprises par ex / peut être également la cause d’une mauvaise gestion de sa préparation ….

En résumé (et en réalité hum hum !), la personne humaine est compliquée (et complexe), le parapente (et tout ce qui va avec) également !!! Faudrait mettre tout ça en relation !!! Et vu le nombre croissant de pratiquants et l’évolution du matos… On n’est donc pas sorti de l’auberge ….

Mais c’est tellement bien …. Là-haut !!!

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