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Benjamin 12 avril

Bonsoir à tous,

Je vais m’initier dans la discussion.Le parapente est en effet une activité facile physiquement, cependant elle demande de nombreuses facultés qui sortent de l’aspect physique et technique sans oublier la connaissance (météo et méca) :- le stress (ça se cultive, ça s’apprend selon son expérience et son vécu) – gestion de l’émotion (c’est aussi un truc qui est en fonction de son vécu mais qui est très différent à la bas selon qui on est)- le mental (c’est dans la tête, avant chaque décollage il faut se poser la bonne question : qu’est-ce que je fais là, pourquoi, quel est mon objectif ? etc- La fatigue, c’est un élément essentiel : fatigue de la semaine, de la soirée, alcool, pétard, etc, je ne parle pas de fatigue physique mais on pourrait aussi…

Je vais maintenant parler de mon expérience professionnelle :Il m’est arrivé une fois d’oublier d’attacher les cuissardes de ma passagère : c’été le 3ème ou 4ème vol de ma journée, sur un site ou classiquement on réaliser 6 à 10 vols (mon reccord 17).La problématique d’attache à mon sens ne vient pas de routine ou autre, elle vient de méthode : Je rejoins Patricia en ce qui concerne : lorsque un pote volant est dans sa phase de préparation, n’allez plus lui parler, laissez le.L’autre problématique est que nous sommes tous différent et que chacun nous avons notre checking de manière différente, notre préparation de manière différentes : pour ma part, lorsque je suis dans une phase de préparation, le monde extérieur n’existe plus : je prépare mon passager, je me prépare, et ensuite, je peux revenir à des discussion futiles ou autres, mais pas durant ma phase d’équipement.En ce qui me concerne, nous avions un assistant, il a attaché la ventrale et dans la précipitation , je n’ai pas checké les cuissardes, d’où l’oublie…En delta en effet l’oublie est fatal… En parapente, la plupart du temps l’oublie n’a que peu de conséquences mais pourrait être fatale aussi… Dans mon cas, décollage St Vincent les Forts, 30 km/h de vent au décollage, lorsque tu as la voile sur la tête, tu es déjà à 2 m sol….Il ne te reste plus qu’à ceinturer ta passagère avec tes cuisses et à gérer ton stress, à rassurer ta passagère et à essayer de poser le plus vite possible; 3 min de vol aux oreilles, des bleu à l’intérieur des cuisses durant 3 semaines et sinon tout va bien.

Non le parapente n’est pas pour tout le monde, même aujourd’hui ; il est en effet plus facile d’accès, il s’est démocratisé, les voiles et le matériel deviennent de plus en plus sécurit, cependant la démarche de s’envoyer en l’air reste particulière à notre activité : en effet, lorsque tu as jeter l’ancre, il va falloir assumer la suite : cela peut être énormément de plaisir, de stress, de joies, d’angoisses, de technique, d’émotions, de stratagem, de fatigue, d’envie de retrouver le sol, etc…Je compare facilement avec les autres activités de pleine nature où je suis aussi professionnel et pratiquant :À ski, tu tombes, tu te relèves et tu repars…En escalade, tu prends un plomb, tu es frustré mais tu repars.En canyon, les choses peuvent se compliquer selon le lieu : un fois que tu est parti, selon l’engagement, il va falloir aller au bout de la descente, mais à tout moment tu peux te reposer physiquement et moralement.En kayak, on se rapproche du parapente, selon la pratique : il faut assumer son choix de quitter la rive. quelle frustration lorsque tu tombes à l’eau, quelle fatigue pour sortir de l’eau, vider son bateau et quel courage pour repartir… Et oui il n’y a que très peu de pratiquants dans cette activité.

Le parapente est une des seules activités où il faut complètement assumer son choix de « je décolle » ou « je reste au sol ».Chaque vol est un défi, un challenge , mais en même temps ne doit pas prendre cette tournure car le vol doit rester un plaisir avant tout…A chaque vol, nous devons être conscient que nous mettons en jeu notre vie et que nous devons avoir des méthodes, qui nous permettent de ne pas aller dans les airs « la fleur au fusil ».

Oui la pédagogie est bien meilleure qu’auparavant, oui les voiles ont progressé, oui notre connaissances du lieu dans lequel nous évoluons est de plus en plus riche, mais cette activité n’est pas pour tout le monde.

Qui aujourd’hui est prêt à passer 3h au décollage à attendre ?Qui est prêt à gérer des situations inconnues ?Qui est capable de gérer des situations de stress en gérant jusqu’au retour au sol ?Qui gère dans notre société actuelle ses émotions sans jeter l’éponge ?

Nous sommes des êtres humains, tous différents les uns des autres, et chacun d’entre nous est plus ou moins capable de gérer son stress, chacun à son vécu, tout le monde vit différemment ses émotions.Bien sûr que tout s’apprend, se cultive, cependant nous ne partons pas tous à égalité.

Le parapente est une activité de loisirs où seule la volonté et la prise de conscience de l’individu permet à ce dernier d’évoluer et de s’épanouir.

Je pourrais continuer des heures mais là n’est pas le but, juste de se rendre compte qu’il est tellement bon d’être en l’air pour certains mais pas pour d’autres…Un de mes anciens collègues disait toujours : « laissez le voler, il est mieux en l’air que sur terre »


Bonne soirée

Benjamin

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